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Freelance en portage salarialstatut, revenu, mise en relation

Textes ouverts en août 2026

Devenir freelance sans créer de société : le parcours en portage salarial

Poser votre situation

Deux champs suffisent. Une société de portage reprend votre demande par écrit.

Demande gratuite et sans engagement. Vos coordonnées ne partent que vers la société de portage désignée pour vous répondre, par écrit.

Se lancer en freelance pose deux questions à la fois : comment trouver des clients, et sous quel statut les facturer. Le portage salarial répond à la seconde sans créer de société, mais il ne répond pas à la première : la loi fait de la recherche de clients une condition du statut. Voici le parcours dans l’ordre, sans étape escamotée.

  1. Prospect

    Vous trouvez le client

  2. Contrat

    Deux contrats se signent

  3. Mission

    Vous travaillez chez le client

  4. Paie

    Vous recevez un salaire

Étape 1 : vérifier que votre activité peut être portée

La loi ne dresse aucune liste de métiers autorisés. Elle pose trois conditions personnelles : une expertise, une qualification et une autonomie qui vous permettent de rechercher vous-même vos clients et de convenir avec eux des conditions d’exécution de la prestation et de son prix (art. L1254-2). Aucun diplôme minimum, aucune durée d’expérience.

Un seul secteur est exclu : les services à la personne au domicile des particuliers, c’est-à-dire la garde d’enfants, l’assistance aux personnes âgées ou handicapées à domicile et les tâches ménagères ou familiales (art. L1254-5, art. L7231-1). Deux missions sont également interdites : remplacer un salarié gréviste et exécuter certains travaux dangereux listés (art. L1254-4).

Côté client, une condition existe aussi, et elle pèse sur lui : il ne peut recourir au portage que pour une tâche occasionnelle ne relevant pas de son activité normale et permanente, ou pour une prestation ponctuelle exigeant une expertise dont il ne dispose pas (art. L1254-3). Le dossier quelles missions sont éligibles détaille les cas limites.

Un consultant travaille sur un ordinateur portable à un poste libre dans l’open space d’un client
La mission se passe chez le client : c’est lui qui répond des conditions de travail sur place.

Étape 2 : trouver le premier client

C’est l’étape que le portage ne prend pas en charge. L’entreprise de portage n’est pas tenue de vous fournir du travail, et en CDI, les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées (art. L1254-21). Une société qui promet des missions promet autre chose que ce que le texte organise : faites préciser ce qu’elle entend par là.

En pratique, la première mission vient presque toujours du réseau professionnel existant : anciens employeurs, anciens collègues, clients d’un ancien poste, sous réserve des clauses de votre contrat précédent. C’est aussi la raison pour laquelle beaucoup commencent le portage avec une mission déjà en discussion.

Faire chiffrer votre situation

Le cadre est le même pour tout le monde ; ce qu’il laisse dépend de votre mission et de la société de portage retenue. Deux champs suffisent pour obtenir une réponse écrite.

Demander une réponse écrite

Étape 3 : fixer un prix qui tienne

Le prix se négocie avec le client, pas avec la société de portage. Il doit couvrir davantage qu’un salaire : sur le prix hors taxes encaissé, la société retient ses frais de gestion, et le montant disponible finance ensuite les cotisations, le salaire brut, l’indemnité d’apport d’affaire de 5 %, les congés payés et la réserve (art. 21 de la convention).

Le prix doit aussi permettre d’atteindre le plancher conventionnel de votre échelon, exprimé en pourcentage du plafond de la sécurité sociale : 63 % au premier niveau, 70 % junior, 75 % senior, 85 % expert (art. 37). La page calcul du TJM part du revenu visé pour remonter au tarif, et la simulation de salaire fait le chemin inverse.

Étape 4 : choisir le contrat et signer

Deux contrats se signent, et ils ne vous engagent pas de la même manière. Le contrat commercial lie la société de portage et votre client ; il est conclu au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant le début de la prestation, et une copie vous est adressée dans le même délai (art. L1254-22). Le contrat de travail vous lie à la société de portage.

Ce contrat de travail est un CDD si la mission a un terme écrit, un CDI si vous comptez enchaîner plusieurs clients. Le CDD de portage est plafonné à dix-huit mois, renouvellements compris, avec un report possible de trois mois pour prospecter (art. L1254-12). Le CDI n’a pas de durée maximale, mais ses périodes sans prestation ne sont pas rémunérées. La page contrat de portage salarial compare les deux, clause par clause.

Étape 5 : le premier salaire, et ce qui s’ouvre avec

Le premier bulletin de paie arrive après le premier versement du client. Avec lui commencent des droits que beaucoup de nouveaux indépendants croient avoir perdus : congés payés à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (art. 28), mutuelle et prévoyance collectives obligatoires financées pour moitié au moins par l’employeur sur la base santé (accord du 12 novembre 2020), médecine du travail à la charge de l’entreprise de portage (art. L1254-28), compte personnel de formation alimenté au prorata du temps travaillé.

S’y ajoute l’assurance chômage, aux conditions de droit commun : perte involontaire d’emploi et au moins 6 mois de travail, soit 130 jours ou 910 heures, sur les 24 derniers mois (Unédic). Le dossier droits au chômage en portage détaille ce qui les ouvre et ce qui les ferme.

Les trois erreurs de début de parcours

  • Croire que le statut apporte les clients. Il apporte un cadre de facturation et une couverture sociale, pas un carnet d’adresses.
  • Calculer son tarif sur douze mois pleins. Le forfait annuel du salarié porté est de 218 jours, 229 au plus, et ces jours couvrent aussi la prospection et l’administratif.
  • Comparer deux sociétés sur le seul taux de frais de gestion. La convention laisse au porté le financement de charges qui ne sont pas couvertes par ce taux : la comparaison se fait sur un compte d’activité, pas sur une plaquette.

Questions fréquentes

Faut-il déjà avoir un client pour entrer en portage ?
Ce n’est pas une obligation légale, mais c’est la situation normale : l’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail, et les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées en CDI.
Peut-on devenir freelance en portage tout en étant salarié ?
Le cumul d’un emploi salarié et d’une activité portée relève des règles générales du droit du travail et de votre contrat actuel, notamment d’une éventuelle clause d’exclusivité. Ce point se vérifie avec votre employeur avant de signer.
Quel diplôme faut-il ?
Aucun. La loi exige une expertise, une qualification et une autonomie suffisantes pour trouver ses clients et négocier son prix. Elle ne fixe ni diplôme minimum ni nombre d’années d’expérience.
Combien de temps pour démarrer ?
Le contrat commercial se conclut au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant le début de la prestation, et le contrat de travail en CDD vous est transmis dans le même délai après sa conclusion. Le point long, c’est la négociation avec le client, pas la formalité.
Peut-on commencer en portage puis créer une société ?
Oui, et c’est une démarche fréquente : une ou deux missions portées, puis la création si l’activité s’installe. La comparaison est sur la page portage ou SASU.

Mis à jour le 11 septembre 2026. Textes ouverts en août 2026.

Poser votre situation, même sans mission signée

Statut actuel, métier, mission en discussion ou projet : décrivez où vous en êtes. La société de portage désignée vous répond par écrit sur ce qui est possible et à quelles conditions.

Votre situation

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