Textes ouverts en août 2026
Coût du portage salarial : les frais de gestion, et ce qui se prélève à côté
Le coût du portage se résume rarement au taux affiché. Aucun texte ne plafonne les frais de gestion ; en revanche, la convention collective dit noir sur blanc ce qu’ils ne couvrent pas. C’est là que deux offres au même taux cessent d’être comparables.
Un site de mise en relation
Le site n’est pas une société de portage. Il explique ce que la loi et la convention collective fixent, puis transmet votre demande à une société de portage salarial.
Chaque règle a sa source
Pourcentages, durées et plafonds renvoient à l’article du Code du travail ou de la convention IDCC 3219 qui les fixe, lié à sa version officielle.
Textes ouverts en août 2026
Code du travail, convention collective du portage, Urssaf et Unédic relus à la source. Les montants sont datés sur le plafond de la sécurité sociale 2026.
« Le taux affiché, c’est bien tout ce que je paie ? »
Non, et c’est écrit dans la convention. L’article 21.5 prévoit que les prélèvements sociaux et fiscaux et d’autres charges liés à votre activité, dont la médecine du travail, la CVAE et la C3S, ne sont pas couverts par les frais de gestion et sont intégralement financés par le salarié porté. Demandez donc deux choses par écrit : le taux, et la liste de ce qui passe sur le compte d’activité en dehors de ce taux.
Aucun plafond légal, mais une transparence obligatoire
Ce que les textes fixent, et ce qu’ils ne fixent pas
La lecture des articles L1254-1 à L1254-31 du Code du travail et des articles financiers de la convention IDCC 3219 ne fait apparaître aucun taux plafond, aucun taux plancher et aucune fourchette pour les frais de gestion.
En revanche, les modalités de calcul et de versement des frais doivent figurer au contrat de travail (art. L1254-15 pour le CDD, art. L1254-21 pour le CDI), et leur détail vous être communiqué chaque mois sur le compte d’activité (article L1254-25).
Le levier du salarié porté n’est donc pas un plafond légal qui n’existe pas : c’est la transparence, qui est un droit, et la mise en concurrence, qui dépend de vous.

Ce que couvrent les frais de gestion
Le contenu exact varie d’une société à l’autre, et c’est justement ce qu’il faut faire écrire. Les postes que l’on retrouve d’une offre à l’autre se regroupent en trois familles.
- L’administration du contrat : rédaction du contrat de travail et du contrat commercial, facturation du client, relances, établissement des bulletins de paie, déclarations sociales.
- La gestion du compte d’activité : suivi des versements du client, des frais professionnels, des prélèvements et de la réserve, avec l’information mensuelle que la loi impose.
- Les services annexes : accompagnement, formation, outils de suivi, mise à disposition d’espaces de travail. Ce sont eux qui varient le plus, et qui justifient ou non un écart de taux.
Un taux plus élevé n’est pas forcément plus cher : il peut inclure des services que l’autre facture en plus. La bonne question n’est pas « quel taux ? » mais « quel taux, pour quoi, et quoi d’autre passera sur mon compte d’activité ? ». Pour voir l’effet du taux sur votre mission, la simulation de salaire le prend en entrée, et le calcul du TJM montre combien il faut facturer pour l’absorber.
Faire chiffrer votre situation
Le cadre est le même pour tout le monde ; ce qu’il laisse dépend de votre mission et de la société de portage retenue. Deux champs suffisent pour obtenir une réponse écrite.
Ce qu’ils ne couvrent pas, et qui reste à votre charge
L’article 21.5 de la convention est explicite : les prélèvements sociaux, fiscaux et autres charges auxquels la société de portage est soumise du fait de votre activité ne sont pas couverts par les frais de gestion. Le texte cite notamment les contributions sociales obligatoires diverses réglées par la société, dont la médecine du travail, ainsi que la CVAE et la C3S.
La médecine du travail illustre bien le mécanisme : l’obligation pèse sur l’entreprise de portage (art. L1254-28), mais son financement est répercuté sur le porté, en dehors du taux affiché. Ce n’est ni un abus ni une clause cachée : c’est la convention qui l’organise. Ce qui pose problème, c’est de comparer deux offres sans le savoir.
Les frais professionnels, un poste à part
Le salarié porté n’a pas de lieu habituel de travail : la convention le dit expressément, parce qu’il alterne prospection, prestation, formation et administratif sur des lieux différents (art. 23 de la convention). Ses déplacements sont donc des déplacements professionnels, et non des trajets domicile-travail.
Deux limites à connaître. D’abord, les frais de déplacement font l’objet d’une gestion et d’un contrôle par l’entreprise de portage : vous ne décidez pas seul de ce qui passe en frais. Ensuite, les modalités de déduction doivent figurer au contrat, s’il y a lieu. Aucun barème n’est publié sur ce site : les montants d’exonération n’ont pas été vérifiés à la source, et une page qui les invente vous expose plus qu’elle ne vous aide.
Comparer deux offres sans se tromper
| À demander | Pourquoi cela change le résultat |
|---|---|
| Le taux de frais de gestion, et son éventuelle dégressivité | Deux taux proches peuvent diverger dès que le chiffre d’affaires monte. |
| La liste des charges imputées en dehors des frais | C’est l’article 21.5 : ces charges sont financées par vous, hors du taux affiché. |
| Un exemple de compte d’activité mensuel sur votre TJM | Le seul document qui montre le passage réel du prix encaissé au net. |
| Le traitement des frais professionnels | Gestion et contrôle par la société : ce qui est accepté n’est pas le même partout. |
| Le sort de la réserve et des provisions | En CDI, la réserve de 10 % du salaire de base de la dernière mission reste votre argent, sur votre compte d’activité. |
| Ce qui se passe entre deux missions | Les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées : l’accompagnement proposé pendant ces creux fait partie du prix. |
La page choisir sa société de portage ajoute les vérifications qui ne portent pas sur le prix : garantie financière, exclusivité d’activité, assurance. Et le dossier frais de gestion, ce qu’ils couvrent donne les questions dans l’ordre où les poser.
Ce qui se passe après le formulaire
Vous décrivez votre statut
Salarié qui se lance, micro-entrepreneur, dirigeant de SASU, déjà porté : deux champs suffisent pour commencer.
La demande est lue
Une mission signée, une mission en discussion ou pas encore de client : ce ne sont pas les mêmes questions.
Une société de portage vous répond
Par écrit. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de sociétés : une seule reprend votre demande.
Vous comparez avant de signer
Frais de gestion, charges imputées à côté, garant financier, exemple de compte d’activité : tout se lit avant le premier contrat.
Ce que porte le premier échange
Pour chiffrer ce que le portage vous coûtera, la société de portage a besoin de peu de choses. En retour, vous pouvez exiger du détail.
- Votre TJM et le volume de jours prévus, qui déterminent l’assiette des frais.
- La durée de la mission et le type de contrat envisagé, CDD ou CDI.
- Vos frais professionnels prévisibles, notamment les déplacements.
- Ce que vous demandez en retour : le taux par écrit, la liste des charges hors frais de gestion, et un compte d’activité type.
- La dégressivité éventuelle du taux au-delà d’un certain chiffre d’affaires.
Questions fréquentes
Existe-t-il un taux de frais de gestion maximal ?
Les frais de gestion sont-ils prélevés sur le brut ou sur le net ?
Qui paie la médecine du travail ?
Peut-on négocier le taux ?
Comment vérifier ce qui m’est réellement prélevé ?
Mis à jour le 11 septembre 2026. Textes ouverts en août 2026.
Obtenir le détail par écrit
Décrivez votre mission : la société de portage désignée peut vous répondre avec son taux, la liste des charges imputées en dehors et un exemple de compte d’activité mensuel.