Textes ouverts en août 2026
Portage salarial ou SASU : le salaire, la société, et qui porte le risque
Créer une SASU, c’est devenir dirigeant et actionnaire de sa propre société. Passer en portage, c’est devenir salarié d’une société tierce qui facture à votre place. La question n’est pas de savoir laquelle est la moins chère, mais qui porte la structure, la responsabilité et le risque d’impayé.
- Prospect
Vous trouvez le client
- Contrat
Deux contrats se signent
- Mission
Vous travaillez chez le client
- Paie
Vous recevez un salaire
Un site de mise en relation
Le site n’est pas une société de portage. Il explique ce que la loi et la convention collective fixent, puis transmet votre demande à une société de portage salarial.
Chaque règle a sa source
Pourcentages, durées et plafonds renvoient à l’article du Code du travail ou de la convention IDCC 3219 qui les fixe, lié à sa version officielle.
Textes ouverts en août 2026
Code du travail, convention collective du portage, Urssaf et Unédic relus à la source. Les montants sont datés sur le plafond de la sécurité sociale 2026.
« La SASU me laisse piloter ma rémunération, le portage non. »
C’est exact, et c’est le vrai point de bascule. En SASU, vous arbitrez entre rémunération et dividendes, avec les obligations comptables et juridiques qui vont avec. En portage, tout passe par un salaire, calculé sur le montant disponible, et vos arbitrages se limitent au tarif négocié et aux frais professionnels. Ce site ne publie aucun comparatif chiffré de ces deux régimes : les taux n’ont pas été vérifiés à la source. Ce qui est établi, ce sont les différences de nature, et elles suffisent souvent à trancher.
Qui porte la structure
La SASU est une société : elle se crée, se déclare, tient une comptabilité, dépose ses comptes, et se ferme le jour venu. Vous en êtes le dirigeant, vous facturez vos clients, vous encaissez, vous déclarez.
En portage, l’entreprise de portage est votre employeur. Elle conclut le contrat commercial avec le client, facture, encaisse, établit vos bulletins de paie et vous informe chaque mois de votre compte d’activité. Vous restez celui qui trouve la mission et négocie son prix (art. L1254-2), mais vous n’avez ni société à tenir ni facture à émettre.
| SASU | Portage salarial | |
|---|---|---|
| Votre rôle | Dirigeant et actionnaire de votre société | Salarié d’une entreprise de portage |
| Qui facture | Votre société | L’entreprise de portage |
| Comptabilité et formalités | À votre charge, toute l’année | Aucune au titre de la mission |
| Rémunération | Salaire, dividendes, arbitrage libre | Salaire calculé sur le montant disponible |
| Si le client ne paie pas | Votre société supporte l’impayé | La rémunération de la prestation réalisée reste due par l’entreprise de portage |
| Si votre interlocuteur défaille | Sans objet, c’est votre société | Une garantie financière paie salaires, indemnités et cotisations |
| Fin d’activité | Fermeture de la société | Fin du contrat de travail, avec les droits attachés |

Le risque d’impayé, traité à l’inverse
C’est la différence la plus concrète. En SASU, une facture impayée est un problème de trésorerie pour votre société, et le recouvrement vous revient.
En portage, l’article L1254-8 pose deux protections : la seule rupture du contrat commercial n’entraîne pas la rupture de votre contrat de travail, et l’entreprise de portage est redevable de la rémunération correspondant à la prestation réalisée. Autrement dit, ce que vous avez exécuté vous est dû par votre employeur, pas par le client.
Reste le cas de l’entreprise de portage elle-même. Elle doit justifier à tout moment d’une garantie financière couvrant, en cas de défaillance, les salaires, les indemnités et les cotisations ; son minimum est de 10 % de sa masse salariale, sans pouvoir descendre sous 96 120 € en 2026 (art. L1254-26). L’identité du garant doit figurer dans votre contrat de travail : c’est une vérification de deux minutes, détaillée sur la page choisir sa société de portage.
Faire chiffrer votre situation
Le cadre est le même pour tout le monde ; ce qu’il laisse dépend de votre mission et de la société de portage retenue. Deux champs suffisent pour obtenir une réponse écrite.
Ce que le portage vous retire
- L’arbitrage entre salaire et dividendes. En portage, tout passe par la rémunération salariale et ses prélèvements.
- La possibilité d’associer quelqu’un ou de céder une société. Le portage est un contrat de travail, il ne crée aucun actif transmissible.
- La liberté totale sur les frais. Les frais professionnels du porté font l’objet d’une gestion et d’un contrôle par l’entreprise de portage, ce qui n’a pas d’équivalent dans une société que vous dirigez.
- Certaines activités. Les services à la personne au domicile des particuliers ne peuvent pas être portés (art. L1254-5), et une prestation chez un même client ne peut pas dépasser 36 mois (art. L1254-4).
Ce que ce site ne tranche pas : la situation du dirigeant de SASU au regard de l’assurance chômage et la comparaison chiffrée des deux régimes de cotisations. Ces points n’ont pas été vérifiés à la source ; votre expert-comptable et France Travail répondront plus utilement qu’un tableau approximatif.
Le cas fréquent : tester avant de créer
Beaucoup de consultants utilisent le portage comme une première étape : une ou deux missions portées, le temps de vérifier que la demande existe et que le tarif tient, puis la création d’une société si l’activité s’installe. La démarche a l’avantage de ne rien immobiliser.
L’inverse se voit aussi : un dirigeant de SASU qui traverse un creux et qui porte une mission ponctuelle sans mobiliser sa société. Rien dans le régime du portage ne l’interdit, sous réserve d’une éventuelle clause d’exclusivité dans le contrat de travail et du fait qu’une même prestation ne peut pas être facturée deux fois.
Dans les deux cas, la décision se prend sur des documents : faites tourner la simulation de salaire sur le tarif de la mission, demandez un compte d’activité, et regardez le contrat de portage qui serait proposé. Si vous partez d’une micro-entreprise plutôt que d’une société, la comparaison utile est celle de la page portage ou micro-entreprise.
Ce qui se passe après le formulaire
Vous décrivez votre statut
Salarié qui se lance, micro-entrepreneur, dirigeant de SASU, déjà porté : deux champs suffisent pour commencer.
La demande est lue
Une mission signée, une mission en discussion ou pas encore de client : ce ne sont pas les mêmes questions.
Une société de portage vous répond
Par écrit. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de sociétés : une seule reprend votre demande.
Vous comparez avant de signer
Frais de gestion, charges imputées à côté, garant financier, exemple de compte d’activité : tout se lit avant le premier contrat.
Ce que porte le premier échange
Pour comparer les deux options, la société de portage part de votre activité réelle. Voici ce qui sera demandé.
- Le prix de la mission en vue et sa durée prévisible.
- Votre situation actuelle : société déjà créée, en cours de création, ou projet.
- Vos frais professionnels réguliers, en particulier les déplacements.
- Le nombre de clients envisagés, qui oriente vers un CDD ou un CDI de portage.
- Ce que vous demandez en retour : un compte d’activité chiffré et le nom du garant financier.
Questions fréquentes
Peut-on être dirigeant de SASU et salarié porté en même temps ?
Le portage évite-t-il la comptabilité ?
Qui supporte un client qui ne paie pas ?
Le portage donne-t-il droit au chômage, contrairement à la SASU ?
Peut-on porter une mission très longue ?
Mis à jour le 11 septembre 2026. Textes ouverts en août 2026.
Chiffrer la même mission des deux côtés
Décrivez la mission et votre situation : la société de portage désignée peut vous répondre avec un compte d’activité chiffré, que vous confronterez au budget de votre société.