Textes ouverts en août 2026
Calculer son TJM de freelance quand on passe en portage
Un TJM ne se fixe pas en partant du marché, mais de ce que vous devez couvrir. Le calcul ci-dessous remonte à l’envers : vous entrez le montant disponible que vous visez chaque mois, il en déduit le tarif journalier à négocier, une fois les frais de gestion retirés et les jours creux comptés.
Du revenu visé au tarif journalier
Partez du montant disponible que vous visez chaque mois, du taux de frais de gestion de l’offre et des jours que vous comptez facturer. Le calcul donne le TJM à négocier.
Le calcul s’affiche dès que le script de la page est chargé.
Taux de frais de gestion de départ arbitraire, à remplacer par celui de l’offre reçue : aucun texte ne le fixe. Le forfait annuel du salarié porté est de 218 jours, 229 au plus.
Transmettre ce calcul avec ma demandeUn site de mise en relation
Le site n’est pas une société de portage. Il explique ce que la loi et la convention collective fixent, puis transmet votre demande à une société de portage salarial.
Chaque règle a sa source
Pourcentages, durées et plafonds renvoient à l’article du Code du travail ou de la convention IDCC 3219 qui les fixe, lié à sa version officielle.
Textes ouverts en août 2026
Code du travail, convention collective du portage, Urssaf et Unédic relus à la source. Les montants sont datés sur le plafond de la sécurité sociale 2026.
« Un TJM moyen dans mon métier, ça existe ? »
Des moyennes circulent, mais aucune source officielle ne les établit, et ce site n’en publie pas. Ce qui se calcule sans rien inventer, c’est votre plancher à vous : le montant disponible dont vous avez besoin, divisé par les jours que vous pouvez réellement facturer, augmenté des frais de gestion. C’est un point de départ solide dans une négociation, et il tient devant un client parce qu’il est vérifiable.
Un mois facturé n’est pas un mois travaillé
La première erreur d’un freelance qui démarre est de raisonner en mois pleins. Le salarié porté au forfait jours travaille sur une base annuelle de 218 jours, avec un maximum de 229 jours par avenant et une majoration (art. 27 de la convention). Ces jours couvrent tout : les missions, mais aussi la prospection, l’administratif et la formation.
S’y ajoutent les congés, 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (art. 28), et les périodes sans mission, qui ne sont pas rémunérées en CDI (art. L1254-21). Un tarif calculé sur douze mois pleins produit un revenu que l’année ne donnera pas.
Si vous avez déjà un tarif en tête, la simulation de salaire montre ce qu’il laisse ; si vous hésitez encore sur le cadre, la page contrat de portage salarial explique ce que le CDI change aux périodes creuses.

Le calcul, dans l’ordre
- Partez du montant disponible visé, pas du net : le net dépend de cotisations que ce site ne publie pas, et le montant disponible est la seule grandeur que les textes définissent (art. 21.2).
- Ajoutez les frais de gestion. Si le taux de l’offre est de x %, le chiffre d’affaires à facturer est le montant visé divisé par 1 moins x. Retirer le pourcentage au lieu de diviser sous-estime le tarif.
- Divisez par les jours réellement facturés dans le mois. Comptez les jours de prospection et d’administratif comme non facturés, sauf s’ils sont intégrés au forfait négocié.
- Vérifiez le total annuel. Jours par mois multipliés par mois facturés : au-delà de 218 jours, vous sortez du rythme prévu par la convention ; au-delà de 229, vous sortez du plafond.
- Comparez au plancher de votre échelon. Le montant visé doit rester au-dessus du plancher brut de l’échelon, puisqu’il doit encore financer les cotisations (art. 37 pour les échelons, art. 21.3 pour les pourcentages).
Le calcul du haut de page fait ces cinq gestes. La page simuler ce que laisse un tarif fait le chemin inverse, à partir d’un TJM déjà négocié.
Faire chiffrer votre situation
Le cadre est le même pour tout le monde ; ce qu’il laisse dépend de votre mission et de la société de portage retenue. Deux champs suffisent pour obtenir une réponse écrite.
Ce que le TJM doit couvrir en portage
En portage, plusieurs postes que l’indépendant classique paie à côté sont financés par le montant disponible, donc par votre tarif. Les oublier fait passer pour cher un tarif qui ne l’est pas.
| Poste | Qui le supporte | Texte |
|---|---|---|
| Cotisations patronales et salariales | Le montant disponible | art. 21.2 de la convention |
| Salaire brut et congés payés | Le montant disponible | art. 21.2 et 28 |
| Indemnité d’apport d’affaire de 5 % | Le montant disponible | art. 21.2 |
| Réserve de 10 % en CDI, indemnité de fin de contrat de 10 % en CDD | Le montant disponible | art. 21.3 |
| Prélèvements sociaux et fiscaux hors frais de gestion, médecine du travail comprise | Le salarié porté | art. 21.5 |
| Frais professionnels éventuels | Le montant disponible, sous contrôle de la société | art. 23 de la convention |
La médecine du travail est un bon exemple de ce qui trompe : l’obligation pèse sur l’entreprise de portage (art. L1254-28), son financement est répercuté sur le porté en dehors des frais de gestion. Le détail est sur la page ce que coûte le portage.
Défendre son tarif devant le client
La négociation du prix vous revient : la loi en fait une condition du portage, le salarié porté négocie lui-même les conditions d’exécution de sa prestation et son prix (art. L1254-2). La société de portage ne fixe pas votre tarif à votre place.
Deux arguments tiennent mieux qu’un rabais. D’abord le périmètre : ce que le tarif inclut, ce qu’il exclut, et ce qui se facture en plus. Ensuite la structure : votre client paie un prix hors taxes qui finance un salaire, des cotisations et une couverture sociale, pas une marge. Le dossier négocier son TJM quand on démarre déroule les tournures qui marchent et celles qui se retournent contre vous.
Ce qui se passe après le formulaire
Vous décrivez votre statut
Salarié qui se lance, micro-entrepreneur, dirigeant de SASU, déjà porté : deux champs suffisent pour commencer.
La demande est lue
Une mission signée, une mission en discussion ou pas encore de client : ce ne sont pas les mêmes questions.
Une société de portage vous répond
Par écrit. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de sociétés : une seule reprend votre demande.
Vous comparez avant de signer
Frais de gestion, charges imputées à côté, garant financier, exemple de compte d’activité : tout se lit avant le premier contrat.
Ce que porte le premier échange
Pour discuter d’un tarif, la société de portage part de votre mission, jamais d’un barème. Voici ce qui sera demandé.
- Le tarif que vous envisagez et celui que le client a évoqué, s’il y en a un.
- Le volume : jours par semaine ou par mois, durée prévue de la mission.
- La nature de la prestation, qui détermine l’échelon conventionnel et donc le plancher applicable.
- Vos frais professionnels prévisibles, notamment les déplacements, qui sont gérés et contrôlés par la société de portage.
- Ce que vous demandez en retour : le taux de frais de gestion et un exemple de compte d’activité sur ce tarif.
Questions fréquentes
Le TJM se négocie-t-il avec la société de portage ou avec le client ?
Combien de jours peut-on facturer dans l’année ?
Faut-il facturer la prospection ?
Un TJM plus bas est-il compensé par le statut ?
Le tarif peut-il évoluer en cours de mission ?
Mis à jour le 11 septembre 2026. Textes ouverts en août 2026.
Confronter votre tarif à un compte d’activité
Donnez votre TJM envisagé et votre volume de jours : la société de portage désignée peut vous montrer ce que ce tarif laisse réellement, ligne par ligne.