Aller au contenu
Portage salarial, France entière, pour les freelances et consultants Écrire : contact@freelance-en-portage-salarial.fr
Freelance en portage salarialstatut, revenu, mise en relation

Dossier · 5 min de lecture · textes ouverts en août 2026

Portage, micro-entreprise, SASU : trois statuts, trois moments de carrière

Le choix d’un statut de freelance se présente presque toujours comme une question de rentabilité. Il se joue en réalité sur trois autres axes : qui porte la structure, qui porte le risque d’impayé, et ce que vous voulez pouvoir arrêter du jour au lendemain. Les taux de cotisation ne sont pas publiés ici ; les différences de nature, si.

Coin bureau à domicile avec classeurs, ordinateur portable fermé et pile de papiers
Trois statuts pour le même travail, trois façons d’en porter les conséquences.

Ce qui les sépare vraiment

Les trois statuts permettent de facturer une prestation intellectuelle et laissent au professionnel la charge de trouver ses clients. Ils divergent sur ce qui suit.

Différences de nature juridique, établies sur le Code du travail et la convention IDCC 3219. Aucun taux de cotisation n’est publié : ces valeurs n’ont pas été vérifiées à la source.
Micro-entreprisePortage salarialSASU
QualificationTravailleur indépendantSalariéDirigeant de sa société
Qui factureVousL’entreprise de portageVotre société
Formalités courantesLégèresAucune au titre de la missionComptabilité et dépôt des comptes
Assurance chômage des salariésNonOui, conditions de droit communNon traité sur ce site
Mutuelle et prévoyanceÀ souscrire soi-mêmeRégime collectif obligatoire de brancheÀ organiser soi-même
Impayé du clientÀ votre chargeLa prestation réalisée reste due par l’entreprise de portageÀ la charge de votre société
Arrêt de l’activitéRadiation simpleFin du contrat de travailFermeture de la société

Faire chiffrer votre situation

Le cadre est le même pour tout le monde ; ce qu’il laisse dépend de votre mission et de la société de portage retenue. Deux champs suffisent pour obtenir une réponse écrite.

Demander une réponse écrite

Le moment où chacun tombe juste

  • Le test. Une première mission, un revenu incertain, l’envie de vérifier que la demande existe : la micro-entreprise coûte peu à ouvrir et à fermer.
  • La transition. Vous quittez un emploi salarié avec une mission en vue et vous ne voulez ni créer de société ni perdre le régime général : c’est la situation type du portage salarial. La page devenir freelance décrit le parcours.
  • La mission longue et bien payée. Un TJM significatif, un client structuré, un besoin de couverture sociale : le portage prend tout en charge sauf la prospection, contre des frais de gestion négociables.
  • L’activité installée. Plusieurs clients, des charges à optimiser, l’envie d’arbitrer entre rémunération et dividendes, parfois un associé : la SASU devient cohérente. La comparaison détaillée est sur la page portage ou SASU.
  • Le cumul. Rien dans le régime du portage n’interdit de garder une micro-entreprise à côté, sous réserve du contrat de travail et de la règle qui interdit de facturer deux fois la même prestation (art. L1254-22).

Les trois idées fausses qui coûtent le plus cher

« Le statut apporte les clients. » Aucun des trois ne le fait. En portage, c’est même une condition légale : le salarié porté recherche lui-même ses clients et négocie son prix (art. L1254-2), et l’entreprise de portage n’est pas tenue de fournir du travail.

« Le portage garantit un revenu. » Non. En CDI, les périodes sans prestation ne sont pas rémunérées. Une réserve de 10 % du salaire de base de la dernière mission est constituée sur le compte d’activité et finance une allocation de prospection de trois mois au plus ; en parallèle, un licenciement peut être engagé après un mois sans nouvelle mission (art. 22 de la convention).

« On peut comparer les trois avec un pourcentage. » Les assiettes ne sont pas les mêmes et les taux n’ont pas été vérifiés à la source ici. La seule comparaison solide se fait sur votre mission, avec un compte d’activité chiffré en face de votre chiffre d’affaires.

Changer de statut en cours de route

Il n’existe pas de passerelle administrative entre ces trois cadres : on n’y « bascule » pas, on conclut la mission suivante autrement. En pratique, beaucoup enchaînent micro-entreprise pour démarrer, portage quand une mission longue arrive, société quand l’activité s’installe.

Deux points de vigilance au moment du changement : la clause d’exclusivité éventuelle du contrat de travail, qui ne vient pas de la loi mais de la négociation, et la ligne de partage entre les clients facturés d’un côté et de l’autre. Le détail est sur la page portage ou micro-entreprise.

Mis à jour le 11 septembre 2026. Textes ouverts en août 2026.

Questions fréquentes

Quel statut laisse le plus sur un euro facturé ?
La micro-entreprise, qui ne finance ni cotisations d’employeur ni frais de gestion. Le portage achète en contrepartie un contrat de travail, l’assurance chômage, une mutuelle obligatoire et une garantie financière.
Peut-on cumuler plusieurs statuts ?
Le cumul micro-entreprise et portage n’est interdit par aucun texte du portage. Vérifiez votre contrat de travail et ne facturez jamais la même prestation des deux côtés.
Le portage convient-il à un premier client unique ?
Oui, à condition que le prix permette d’atteindre le plancher conventionnel de votre échelon. Rappel utile : une prestation chez un même client ne peut pas dépasser 36 mois.

Choisir sur des chiffres, pas sur une moyenne

Décrivez votre mission et votre situation actuelle : la société de portage désignée peut vous montrer ce que cette mission donnerait sous contrat de travail.

Votre situation

Statut et e-mail obligatoires.

Demande gratuite et sans engagement. Vos coordonnées ne partent que vers la société de portage désignée pour vous répondre, par écrit.